Varanus griseus
Biology
Varanus griseus est une espèce diurne dont l'activité peut se prolonger la nuit lorsque la température est élevée. En hiver, par contre, une diapause obligatoire est observée d'octobre à mars. Le varan est sédentaire. Il effectue d'importants déplacements quotidiens (4 à 5 km) sur son domaine vital, dont la superficie varie de 100 à 500 hectares. Celui-ci est établi, le plus souvent dans des zones sableuses (ergs, lits d'oueds), mais aussi parfois, dans des zones caillouteuses (dayas, gassi). Il creuse son terrier dans les berges des oueds, souvent sous de grandes dalles de rochers. C'est souvent un terrier de rongeur aménagé dont la longueur peut atteindre deux mètres de long et présenter plusieurs issues. Le varan s'y repose et hiverne. Le varan chasse à courre . Son régime alimentaire comprend aussi bien de gros insectes (criquets) que des reptiles (scinques, uromastix, vipères à cornes et congénères de petite taille), oiseaux (et oeufs), mammifères (gerbilles). La ponte a lieu en juin. Elle se compose de cinq à douze oeufs (30x20 mm). En présence de concurrents ou d'ennemis potentiels, le varan se gonfle, souffle violemment et cingle l'air ou l'opposant de sa queue. Consommé par les nomades de l'ouest saharien, il est un animal tabou des touaregs qui le considèrent comme l'ancêtre de certaines de leurs tribus. La tête constitue un talisman anti-vipère. C'est, dans la région saharienne, l'une des espèces de reptiles les plus menacées (avec les Uromastix). En effet, les marchands de souvenirs font un grand commerce de ce lézard empaillé. Sa peau est aussi utilisée en maroquinerie. Sa survie passe par une application stricte des mesures de protection que certains législateurs lui ont assuré.
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